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Interview croisé HEDS
Le 1er mars 2022, Lara de Preux-Allet (à gauche sur la photo) a pris la tête de la Haute Ecole de Santé (HEdS) en tant que directrice. Elle succède à Anne Jacquier-Delaloye (à droite sur la photo) qui a fait valoir ses droits à la retraite après quarante années au service de l’institution, dont seize dans un poste de direction HES. Nous vous proposons un interview-croisé de ce passage de témoin :


Anne Jacquier-Delaloye

Pouvez-vous nous expliquer les grands dossiers qui ont marqué votre carrière à la tête de la HEdS ?

Il est utile de rappeler que lorsque j’ai été nommée à la direction de Haute Ecole, en 2005, Santé et Travail social ne constituaient qu’une seule entité appelée « Haute Ecole santé-social Valais-Wallis (HEVs2) », issue de la fusion en 2002 de l’Ecole valaisanne de soins infirmiers, de l’Ecole de Physiothérapie de Loèche-les-Bains et du Centre de formation pédagogique et social. Le passage au niveau HES des secteurs santé et travail social ne datait que de 2002. Le dossier principal a donc été celui de la consolidation au niveau HES de ces secteurs avec ce que nous appelions à l’époque les « missions élargies », soit la recherche, la formation continue et  les prestations de service. Si la formation continue était déjà bien développée avant l’ère HES, il n’en allait pas de même pour la recherche et les prestations de services. Il s’agissait également de collaborer intensément avec les milieux professionnels tout comme avec les collaborateurs et collaboratrices de la Haute Ecole afin de rendre visible et compréhensible le fameux « delta HES » qui différencie le niveau HES de ceux qui existaient jusque là. 

2004-2005 a vu, dans un contexte financier difficile au niveau cantonal, la fusion des services centraux de la HEVs2 avec ceux de la Haute Ecole valaisanne (HEVS) qui réunissait les secteurs de l’ingénierie et de la gestion (économie & services informatique et tourisme). En 2015, la naissance officielle de la HES-SO Valais-Wallis, résultat de la fusion de la HEVs2 et de la HEVS, avec le statut d’institution autonome de droit public, ainsi que la séparation, au niveau romand HES-SO, des éléments partagés par les domaines santé et travail social (missions de formation continue et de recherche) tout comme la taille importante de ces deux secteurs, ont conduit à la décision de réorganisation et à la séparation des deux secteurs en deux hautes écoles : Haute Ecole de travail social (HETS) et Haute Ecole de santé (HEdS). Le travail a été intense pour séparer ce qui avait été fusionné au début des années 2000. En parallèle, il s’agissait de mettre en place la nouvelle  typologie du personnel d’enseignement et de recherche de concert avec les autres Hautes Ecoles de la HES-SO. Un tel exercice n’est pas allé sans quelques tensions car touchant directement le personnel et le statut y relatif. Un peu plus tard, le même exercice a été réalisé pour le personnel administratif et technique.

Plus proche, la décision du canton du Valais de mettre en place une formation de niveau Ecole supérieure (ES) en soins infirmiers, a provoqué un certain nombre de tensions tant à l’intérieur de la HEdS qu’avec les autres Hautes Ecoles du domaine santé de la HES-SO. Trouver la voie au milieu de visions différentes a été un vrai défi et l’est sans doute encore.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardiez de ces 17 années à la direction de la Haute Ecole de Santé ?

Une aventure passionnante et diversifiée tant au niveau des activités, des développements, des enjeux et des rencontres humaines que la fonction a permis. Difficile de nommer un souvenir, plutôt une palette de d’évènements. Je citerai :

  • La reconnaissance HES en 2005, signe du travail effectué par les écoles pré-existantes au système HES et aux premiers responsables de l’ère HES,  afin de répondre aux critères fixés et croître en garantissant à la fois la masse critique et la qualité ;
  • Les Etats généraux de la santé et du social organisés à l’occasion des 5 ans de formation HES dans les domaines de la santé et du social en Valais, en 2007. Ceux-ci ont réuni les milieux professionnels et les milieux de la formation afin de tirer un premier bilan de la mise en place du système HES, identifier les points d’amélioration et tracer le chemin du futur ;
  • Cinq ans, en 2012,  plus tard, à l’occasion des dix ans de formation HES dans les domaines santé et  social, les partenaires des milieux professionnels et académique se sont à nouveaux retrouvés pour partager les réflexions, les actions menées en commun et les questionnements en lien avec les enjeux de développement de ces secteurs ;
  • En 2013, l’acceptation  par le Grand conseil du crédit cadre concernant le projet Energypolis, intégrant en phase 4 le Pôle santé sur le site de Sion-Champsec. Quelques années plus tard, acceptation par ce même Grand conseil du crédit d’objet pour le Campus du Pôle santé intégrant la formation Bachelor en Soins infirmiers, la formation continue, la recherche en santé et accueillant également des partenaires du monde de la santé : The Ark, EPFL, Observatoire valaisan de la santé, ainsi que les filières ES de la Haute Ecole de Travail Social. Le campus constituera en écosystème formidable de recherche et innovation tant sur les plans cliniques que pédagogiques ou interprofessionnels. La place sera belle pour la recherche translationnelle, la collaboration entre partenaires des pôles hospitaliers, académiques, économiques. Le concours d’architecture de 2019 marque une étape cruciale. Le projet s’est encore enrichi par la venue d’un partenaire supplémentaire SPARK qui laisse augurer de belles collaborations interinstitutionnelles dans le domaine du sport ;
  • 2015, la séparation des domaines santé et social : occasion de se questionner, de redéfinir les priorités, comme cela a déjà été évoqué ci-dessus ;
  • 2019, jubilé pour les 75 ans de formation en soins infirmiers en Valais, une formation solidement ancrée dans le paysage sanitaire valaisan, l’occasion de montrer les différentes facettes de la profession et  de discuter certains enjeux ;
  • 2022, jubilé pour les 50 ans de formation en physiothérapie en Valais, un historique solide qui s’est construit à Loèche-les-Bains et qui sera célébré en septembre prochain. Lara de Preux-Allet, directrice HEdS porte ce projet.

Quels sont vos projets pour ces prochaines années ?

Après 40 années passées au service de la santé et de la formation, avec un engagement important, le temps pour vivre autrement, jouir de tout ce qui donne de la saveur à la vie hors du champ professionnel. 

La vie est d’une grande densité, à la retraite aussi ! Les engagements associatifs demeurent, s’intensifient peut-être, quelques mandats, les passions : lire, marcher, chanter, écouter de la musique ,partager du temps avec la famille, petits enfants en particulier, écrire, méditer, … et tant d’autres choses , jardiner, bricoler …  Le temps file … Jouir de la vie, jour après jour, intégrer la finitude … tout un programme …

« … la vie humaine est courte et il vaut mieux faire de notre court passage sur terre quelque chose d’utile pour soi et pour les autres. » Dalaï Lama 

Un message à transmettre à Lara Allet ainsi qu’aux étudiants et collaborateurs de la HEdS ?

Pour Lara de Preux-Allet, comme pour toute personne assumant des responsabilités, les défis, les opportunités sont et seront multiples et divers. Lara saura les aborder avec son génie propre et en mobilisant les ressources internes et externes. 

J’en pointerai quelques uns : 

  • les approches interprofessionnelles nécessaires pour faire face à la complexité des problèmes de santé ;
  • la typologie et l’organisation des systèmes de santé appelés à évoluer de manière significatives pour faire face aux enjeux liés aux besoins en soins, à l’évolution des modèles organisationnels, aux possibilités données par la technologie et aux limites financières ainsi que la constitution des équipes (skills and grade mix) ;
  • les évolutions sociétales (vieillissement de la population, migrations, paupérisation, précarité, … ) avec leurs implications sur les individus et les communautés ;
  • les modifications dans l’environnement : réchauffement climatique, manque d’eau, … et leurs conséquences sur la santé des populations ;
  • les développements scientifiques, cliniques, humains, éthiques et technologiques qui se doivent de rester au service de l’humain, soignant et soigné, tous acteurs de santé ;

Dans tous les cas, garder en mémoire la raison d’être des formations et de la recherche : les soins adaptés, de qualité ; pour le mieux, le bien, des bénéficiaires, de ceux qui les dispensent et les pensent.

Lara de Preux-Allet

Après vos premiers mois à la tête de la direction de la Haute Ecole de Santé, quelle est votre première impression ?

Tout d’abord, je tiens à relever que j’ai eu énormément de chance d’avoir pu bénéficier de l’expérience d’Anne Jacquier-Delaloye qui a soigneusement préparé cette transition. Je la remercie énormément pour cette période que nous avons pu vivre en binôme à la tête de la HEdS.

Ces premiers mois à la tête de la direction de la Haute Ecole de Santé étaient passionnants et intenses ! Il faut savoir qu’il y a passablement de défis à relever et donc des dossiers à s’approprier. Mais j’ai la chance de pouvoir bénéficier de ressources précieuses, tant à l’interne qu’à l’externe. Collaborer avec toutes ces personnes qui m’entourent et qui possèdent des compétences diversifiées et complémentaires est un réel plaisir. Je dois maintenant articuler au mieux tout cela. J’aimerais aussi relever ici la solidarité entre les directeur.trice.s des Hautes écoles de la HES-SO Valais-Wallis. En effet, lors de rencontres régulières, il nous est loisible d’avoir des échanges sur les différentes expériences et d’identifier des thématiques transversales qui requièrent un traitement collégial. Je profite à ces égards énormément de leur savoir et de leur expérience.

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, fait la force de la Haute Ecole de Santé ?

La Haute Ecole de Santé est une école multisites (Sion, Viège, Loèche-les-Bains), avec la filière BSc en Physiothérapie bilingue ainsi qu’une filière francophone BSc en Soins infirmiers à Sion et une filière germanophone BSc en Soins infirmiers à Viège. Une des grandes forces de la HEdS est certainement son multilinguisme.

La deuxième force relève de sa mission primaire. Comme institution axée sur les savoirs pratiques, la HEdS ambitionne de répondre aux attentes du marché du travail en formant des étudiant e s répondant aux besoins identifiés. Pour ce faire, il s’agit avant tout de collaborer étroitement avec nos partenaires des institutions socio-sanitaires et d’évoluer ensemble avec l’écosystème de santé. Cette étroite collaboration avec nos partenaires du terrain est la deuxième force de la HEdS. En effet, comme Haute École, nous ambitionnons de trouver des réponses durables aux besoins des partenaires de terrain et qui s’appuient sur des bases scientifiques.

Une troisième force relève de l’équilibre entre le disciplinaire et l’interdisciplinaire. Évidemment, l’inter- et la transdisciplinarité sont incontournables pour répondre aux besoins de demain. La complexité croissante de nombreuses prestations nécessitera le développement de nouvelles compétences, notamment en matière de collaboration interprofessionnelle. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il faut être expert e dans sa discipline pour devenir un partenaire incontournable dans une approche interdisciplinaire. Il s’agit de ne pas oublier le développement disciplinaire dans un monde qui exige l’interdisciplinarité.

Quels sont les grands projets que vous allez mettre en place dans les prochains mois à venir ?

Les projets sont fortement liés au contexte politique.
Nous collaborons par exemple étroitement avec les Services cantonaux des Hautes écoles et de la Santé publique pour pouvoir garantir suffisamment de places de formation pratique à nos étudiant.e.s, notamment suite à l’introduction de la loi sur la mise à disposition des places de stage et d’apprentissage pour les professions non universitaires de la santé. Les places de formations pratiques font partie des enjeux majeurs pour pouvoir former davantage de professionnel.le.s de la santé, et ainsi répondre aux besoins de demain. Il y a un équilibre à trouver avec le terrain qui est demandeur, mais qui a aussi ses contraintes avec lesquelles il faut composer.

Nous sommes également en train de travailler avec mes collègues du Domaine Santé de la HES-SO pour identifier les actions à entreprendre dans le cadre de l’initiative pour des soins infirmiers forts. L’arrêté fédéral, visant à augmenter le nombre de diplômes en soins infirmiers décernés dans les hautes écoles spécialisées cantonales nécessite des réflexions de fond. Il s’agit de motiver davantage des jeunes à rejoindre un métier de santé, d’être innovant dans les modalités pédagogiques et de garantir une bonne qualité de la formation. Mais innover dans la formation va au-delà de la digitalisation. L’objectif est de viser l'autonomie de l'étudiant, sa participation active au savoir, sa créativité, sa capacité à travailler de manière collaborative et le développement de son esprit critique. Il faut laisser la place à l’étudiant.e – avec sa nouvelle façon d'envisager le monde du travail et les apprentissages. Il/elle doit être au centre du débat, sans se distancer des exigences du terrain. Ainsi, l’innovation pédagogique impacte les contenus, transforme le rôle du corps enseignant et estudiantin, change les modalités d'interactions entre les acteurs, et révolutionne (parfois) l'expérience d'apprentissage comme dans le cursus « Nursing Team Academy » / ou le Bachelor of Science en Physiothérapie pour les étudiant.e.s Sport/Art/Étude.


Nursing Team Acadmey

 

Dans un deuxième temps, il faudra également mener des réflexions en concertation avec nos partenaires du terrain et le canton sur les actions à entreprendre, pour non seulement augmenter le nombre de diplômé.e.s, mais également pour maintenir des professionnel.le.s de la santé dans leur métier. Dans ce contexte, le rôle de l’école est certainement d’accompagner le changement culturel qui a eu lieu durant ces dernières années dans le milieu de la santé :  la vision du métier doit évoluer. Quand on devient infirmier.ère ou physiothérapeute, on a envie de passer un maximum du temps avec le/la patient.e. Mais ce métier n’est plus le même qu’il y a vingt ans ! Un certain nombre de tâches, par exemple le reporting de données, sont dévalorisées alors qu’elles apportent une vraie plus-value pour la qualité des soins. Les professionnel.le.s de la santé doivent intégrer cette plus-value. La digitalisation et le numérique visent la qualité des prestations et de la vie du patient au travers de toutes ces données collectées. Je pense qu’on a un défi à relever pour accompagner les étudiants et les professionnel.le.s en place aujourd’hui dans ce changement culturel.


Le Campus de Loèche-les-Bains

 

À l’interne, une mutation doit également s’opérer. Pour cela, nous avons défini 4 projets phares :

Le premier est le projet RH2030 qui a pour but une refonte de la politique RH de la Haute École de Santé (HEdS) pour le personnel d’enseignement et de recherche. Nous souhaitons créer des unités thématiques qui permettent de développer des expertises reconnues et davantage articuler, voire systématiser et institutionnaliser les échanges entre recherche et enseignement, au sein de la HEdS. L’enseignement doit être nourri des besoins du terrain auxquels l’école doit répondre avec des solutions innovantes et sur des bases scientifiques. Pour ce faire, je souhaite mettre en place un vrai plan de la relève et définir des plans de carrière avec nos jeunes collaborateur.trice.s. J’aimerais arriver à ces profils duals, non seulement enseignement-recherche, mais aussi enseignement-clinique ou recherche-clinique. Nous devons prévoir la relève au sein de notre école – car nous avons besoin d’enseignants et de chercheurs de pointe pour former les professionnel.le.s de demain et pour atteindre nos objectifs.

Un deuxième projet concerne la communication : l’école doit être plus visible pour les futur.e.s étudiant.e.s, pour nos partenaires académiques et cliniques afin de mettre en lumière notre expertise. Nous conceptualisons des actions afin de mieux atteindre les jeunes, notamment au travers de vidéos de présentations des formations.

Nous souhaitons également améliorer notre communication interne, en travaillant sur la communication entre la direction et les collaborateur.trice.s, ainsi que la communication entre les différentes missions. Nous avons la particularité d’être multisites et multilingues. Il est nécessaire pour nous de supprimer les silos qui pourraient exister entre les sites. J’en parle plus loin dans la « Réorganisation administrative », mais nous avons à l’interne des postes-clés qui doivent veiller à cette synergie et fluidifier notre communication.

Un troisième projet est la Transition Formation Continue (TFC) qui permettra la refonte et la modernisation du portfolio de formations continues de la HEdS pour être en adéquation avec les besoins et réalités du terrain.

Le quatrième projet concerne une « Réorganisation administrative » qui vise à analyser et optimiser les processus administratifs et la structure organisationnelle de la HEdS.

Un message à transmettre aux étudiant.e.s et collaborateur.trice.s de la HEdS ?

Dans ma vision, l’école doit évoluer de concert avec l’écosystème de santé. J’encourage donc les étudiant.e.s et les collaborateur.trice.s d’être à l’écoute des besoins des terrains et d’utiliser l’intelligence collective pour y trouver des réponses durables.

Les étudiant.e.s peuvent se réjouir. Dès la rentrée 2022, vous évoluerez dans le contexte des nouveaux plans d’études-cadres, tant au niveau Bachelor of Science en Soins infirmiers qu’au niveau Bachelor of Science en Physiothérapie. Les enjeux de la transition numérique et de l’évolution de l’enseignement supérieur, notamment l’alternance intégrative, se sont répercutés sur ce processus de révision. Il s’agit en effet de favoriser la flexibilité des parcours de formation et des méthodologies d’apprentissage et, finalement, de renforcer la dimension interfilière sur un certain nombre d’objets transversaux. De plus, les préoccupations liées au développement durable ont été intégrées lors de la révision des programmes en particulier dans la prise en compte des impacts des changements climatiques sur la santé des individus. Le renforcement des compétences des professionnel.le.s de santé en matière de prévention, promotion et d’éducation à la santé en sont immanquablement renforcées. La finalité de ce processus de révision des PEC était justement de définir le profil des professionnel.le.s de santé à l’horizon 2030 dans un contexte de transformation profonde du système de santé dans lequel ils et elles vont être amené.e.s à exercer leur profession.



Merci aux collaborateur.trice.s : je souhaite tout d’abord vous remercier chaleureusement de votre engagement et de votre passion au quotidien au service de la formation tertiaire en santé dans notre canton. Je suis consciente que ces deux dernières années ont été intenses. Nous sommes tout juste en train d’atterrir après cette période Covid et je vous demande déjà d’adhérer au changement.
En effet, la HEdS souhaite optimiser les leviers suivants de la performance organisationnelle : l’optimisation des processus, le développement des talents, la transparence et la satisfaction des client.e.s. Le changement se fera de manière systémique dans la continuité de la performance avec les compétences et les outils à disposition. Je ne doute pas de l’exigence de chaque collaborateur.trice envers lui/elle-même afin d’atteindre une excellence qualitative au travail. Nous mettrons l’accent sur une formule de travail participative et communicative, intégrant la notion de bien-être au travail.
La promotion de l’articulation entre recherche et enseignement et la promotion des liens avec le terrain nous tiennent également particulièrement à cœur.

Haute Ecole de Santé