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Projet HOPE - Alzheimer

Une forme de démence

En Suisse 146'000 personnes de plus de 60 ans étaient atteintes de démence en 2021 (Alzheimer Suisse), soit 7% de cette population. La maladie d’Alzheimer est la forme de démence la plus répandue (60 à 70 % des cas). La journée mondiale de la maladie d’Alzheimer en ce mercredi 21 septembre 2022 nous donne l’opportunité de mettre en lumière l’étude pilote exploratoire de Prof. Anne-Gabrielle Mittaz Hager : Les effets du programme d’exercices T&E modifié sur l’équilibre, la mobilité et les fonctions exécutives chez les personnes souffrant d’une maladie d’Alzheimer légère ou probable, soutenue par Alzheimer Suisse et la HES-SO Valais-Wallis. 

Peu d’informations concernant l’utilisation de programme d’exercices à domicile auprès des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer sont actuellement disponibles dans la littérature. C’est pourquoi les buts de cette étude pilote étaient 1. de savoir si un programme d’exercices à domicile pourrait démontrer des effets sur la mobilité fonctionnelle de base et les fonctions exécutives des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer léger ou probable et 2. d’évaluer la faisabilité d’une étude à plus grande échelle pour cette population en termes de recrutement, d’adhésion et de financement.

L'étude exploratoire de Prof. Anne-Gabrielle Mittaz Hager

Durant deux mois, des physiothérapeutes se sont rendus une fois par semaine au domicile des participants afin d’effectuer le programme d’exercice T&E. Tous les participants ont été recrutés par la Consultation Mémoire de l’hôpital de Sierre. En complément à cette séance hebdomadaire avec le physiothérapeute, les patients devaient réaliser leur programme d’exercices deux fois par semaine, avec ou sans le soutien d’un de leurs proche-aidants.

Douze personnes ont participé à cette étude, 5 hommes et 7 femmes âgés en moyenne de 80 ans. Les tests effectués pour évaluer la mobilité fonctionnelle ont montré une tendance à l’amélioration. Quelques tests permettant l’évaluation des fonctions exécutives ont également montré une tendance à l’amélioration. Ces résultats présentent l’évolution de douze personnes après huit semaines de pratique d’exercices physiques supervisés par des physiothérapeutes. Bien qu’encourageants, ils ne permettent pas de les généraliser pour l’ensemble de la population souffrant de la maladie d’Alzheimer. En revanche, tous les critères de faisabilité pour une étude à plus grande échelle ont été atteints. Pour confirmer les effets d’un programme d’exercices à domicile chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer en stade précoce, il est nécessaire de conduire de nouvelles études avec plus de participants. 

La recherche non médicamenteuse se poursuit

La recherche concernant la population des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer au sein du PhysioLab de la HES-SO Valais-Wallis n’est pas terminée. En effet, trois projets ont été soumis à la fondation Alzheimer Suisse à la fin du mois d’août. Ces projets ont pour thèmes : (i) les thérapies non médicamenteuses pour le maintien des fonctions exécutives, (ii) l’effet de l’entraînement de résistance sur l’indépendance fonctionnelle, les fonctions cognitives et les fonctions physiques, et (iii) l’utilisation et la maîtrise des technologies digitales auprès de la population souffrant de la maladie d’Alzheimer. 

Gaby mittaz
Contact:
Professeur·e HES ordinaire, Anne-Gabrielle Mittaz Hager