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Jean Bauer

Jean Bauer garde un excellent souvenir de ses années passées à l’Ecole d’ingénieurs du Valais. C’est là qu’en 2001, il a terminé son cursus en «Agroalimentaire et biotechnologies ». Aujourd’hui, la filière s’appelle «Technologies du vivant» et propose, en plus des spécialisations en Technologie alimentaire et en Biotechnologie, un cursus en Chimie analytique.  

Jean Bauer, lui, est tombé sous le charme de la biotech. «Le potentiel de cette discipline est immense. Modifier génétiquement des cellules animales pour créer des médicaments, par exemple, est quelque chose de passionnant et permet d’aboutir à des résultats incroyables », détaille-t-il. «Chez Merck Serono, où j’ai travaillé pendant 18 ans, on partait de cellules de hamsters chinois pour créer différents médicaments, notamment contre la sclérose en plaques ou les cancers. Et même si l’industrie pharmaceutique n’a pas tout le temps bonne presse, ce travail fait à mon avis du sens.»  

 

«Le potentiel de la biotechnologie est immense. Cette discipline est passionnante et permet d’aboutir à des résultats incroyables.» 

Jean Bauer 

En février 2020, Jean Bauer a opéré un changement de cap professionnel à 180 degrés. Il a été engagé en tant que responsable Fabrication et Logistique chez Zenhäusern. «J’ai justement été engagé parce que je ne connaissais absolument rien au domaine », sourit-il. «Mais j’ai pu amener des compétences différentes, notamment en termes d’amélioration continue des processus.»  

Cette approche, il la doit à son passage sur les bancs de l’Ecole d’ingénieurs. Une école qu’il a rejointe après une maturité au collège de Saint-Maurice. Une révélation. «J’éprouvais des difficultés à tout apprendre par coeur. En arrivant à Sion, ça a été fantastique. On était confronté à des cas pratiques. On nous préparait à analyser des problèmes pour lesquels il fallait chercher les meilleures solutions. En quelque sorte, on a été préparé à affronter la réalité.»  

 

Depuis, Jean Bauer suit toujours du coin de l’oeil les actualités de la HEI. Il se montre enthousiaste aux collaborations entamées notamment avec la Lonza. «Ça ne peut être que positif pour la filière. Lorsque je travaillais chez Merck Serono, on manquait d’ingénieurs formés dans les biotechnologies. C’est un secteur très développé dans tout l’Arc lémanique et en Valais. Ce profil est très recherché.»