Retour à la page précédente
Image

Nouveaux défis pour la formation de maître et maîtresse  socioprofessionnel·le (MSP) qui célèbre ses 50 ans

La formation de maître et maîtresse socioprofessionnel·le (MSP) a 50 ans. Un anniversaire célébré conjointement par les deux seules écoles formatrices : l’ARPIH, Ecole supérieure à Yverdon-les-Bains et l’Ecole supérieure Domaine Social Valais à Sion. L’occasion de s’interroger sur les enjeux actuels d’une profession qui vise l’inclusion de toutes et tous dans la société et l’économie.

La manifestation

La manifestation du 50ème anniversaire se déroulera à l’Espace Gruyère à Bulle, le vendredi 9 novembre de 10 heures à 18 heures. Au programme : des conférences, des tables rondes, un salon de l’innovation, une exposition et la participation de 40 institutions romandes employant des MSP. La manifestation entend valoriser cette profession et cette formation en présence de divers acteurs concernés ; elle mettra en lumière des pratiques innovantes et ouvrira des débats autour de sa légitimité et de sa nécessaire évolution.

Les enjeux

En 50 ans, le métier de MSP s’est transformé. Durant les premières décennies, ces travailleurs sociaux accompagnaient essentiellement des personnes atteintes de déficience mentale au bénéfice de l’AI. Aujourd’hui, presqu’autant de femmes que d’hommes embrassent cette voie. En plus de leurs missions premières d’occupation ou de production, les MSP interviennent notamment dans l’évaluation, la réorientation, la réadaptation, la formation professionnelle spécialisée, l’intégration ou la réinsertion de toute personne en difficulté, temporairement ou sur le long terme.

Par ailleurs, induits par les changements de société, de nouveaux champs d’activité s’ouvrent aux MSP: elles et ils œuvreront aussi auprès de migrant.e.s, de demandeur.euse.s et bénéficiaires de l’aide sociale, de tout.e jeune ou adulte peinant à se faire une place dans un marché du travail sélectif. Leur principale fonction est toujours la même : favoriser leur épanouissement et la meilleure autonomie possible malgré leur handicap. Elle s’exercera par contre de plus en plus de façon itinérante et hors des structures spécialisées, soit directement dans les secteurs économiques.

Les deux écoles formatrices

Pour les écoles formatrices, proposer une formation qui réponde aux attentes des différents partenaires et aux changements sociétaux dans des champs d’activités extrêmement variés constitue un défi quotidien.

L’ARPIH à Yverdon est une association regroupant 85 institutions sociales de Suisse romande. Elle bénéficie d’une convention de subventionnement avec l’Etat de Vaud. L’ARPIH forme aujourd’hui plus de 160 étudiant-e-s MSP issus de tous les cantons romands, grâce à l‘accord intercantonal sur les écoles supérieures (AES).

L’Ecole Supérieure - Domaine Social Valais à Sion compte près de 70 étudiant-e-s dans sa filière ASP (Action Socioprofessionnelle). La majorité est valaisanne et près d'un tiers provient des autres cantons romands. L’école est gérée par la Haute Ecole de Travail Social de la HES-SO Valais-Wallis. Elle comporte également une filière Education de de l’enfance.

Ces deux établissements sont les seuls en Suisse actuellement à décerner le titre de MSP diplômé niveau ES. En Suisse alémanique une formation identique pourrait bientôt voir le jour, dans le cadre de la révision du plan d’étude cadre.