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La question de la participation dans les actions d’art collectives dans l’espace public suisse romand

L’analyse des cinq projets de médiations culturelles et actions d’art collectives en Suisse Romande s’est faite à travers le prisme des notions de pouvoir symbolique (Bourdieu 1971), de transformation et de participation (Freire 1974). Elle a illustré que des actions critiques, mettant des êtres humains en lien avec d’autres et avec l’environnement, réussissent à changer, pour l’action en cours, les termes du pouvoir symbolique et permettent une participation politique, mais que le réinvestissement de l’espace public demeure un travail constant.

Deux questions se posent pour l’animation socioculturelle :

1) Sa version institutionnalisée n’est-elle pas en train d’administrer l’ordre public (si divers qu’il soit), d’utiliser l’art comme instrument de domestication ? C’est la commune qui veut un mur plus coloré, un sous voie moins sale, ce ne sont pas les jeunes qui cherchent à réinvester ces espaces

2) A partir de quand parle-t-on de réinvestissement de l’espace public si la plupart des projets fonctionnent selon le principe de « participation assistée » ?


Becker (1982) constate dans « les mondes de l’art » qu’une telle étude est une analyse de la société. Dans ce sens, il est frappant de constater combien la participation autonome a du mal à surgir. Mais cela concerne-t-il toutes les actions d’art collectives ou plus particulièrement celles gérées par l’animation socioculturelle ? Il faut donc réfléchir à comment, qui et où la question sur le réinvestissement  de l’espace public et la participation doit être posée dans une recherche politiquement nécessaire.