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« Faire du social » en zone de montagne Quelle cohabitation entre requérant.e.s d’asile et « Valaisan⋅ne⋅s » en zone d’altitude ?

Face à l’augmentation du nombre de demandes d’asile déposées en Suisse ces dernières années, le canton du Valais, via le département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC), a mis à disposition plusieurs hébergements collectifs situés en altitude, en réaffectant des bâtiments inutilisés par les communes, comme des anciennes colonies, une auberge ou un sanatorium. A chaque fois, l’ouverture de ces centres a suscité des réactions plutôt vives par une partie de la population locale (principalement des craintes, des suspicions, de la peur, etc).

Ce petit projet exploratoire a pour objectif d’observer le rôle joué par les travailleurs sociaux dans les interactions existantes (ou pas) entre requérant⋅e⋅s d’asile logés dans des centres d’accueil en altitude et autres habitant⋅e⋅s du lieu, selon la méthode ethnographique multi-située. A ce jour en Valais, quatre foyers d’accueil pour candidat⋅e⋅s à l’asile sont situés à plus de 1200 mètres d’altitude, en zone de montagne touristique (ski et villégiature) : à Vernamiège (L’Inalp) aux Mayens-de-Chamoson (Le temps de vivre), à Crans-Montana (Sanaval) et aux Collons (L’Ours).

Le projet exploratoire vise à documenter les questions suivantes : Y'a-t-il des échanges entre les résident⋅e⋅s temporaires de ces centres et les divers résident⋅e⋅s permanent⋅e⋅s  (villageois valaisan⋅ne⋅s) et intermittent⋅e⋅s (chalettistes, touristes ?) dans ces zones ? Sont-ils induits ou favorisés par l'action des travailleurs sociaux ? Peut-on parler de « cohabitation » ?